Image Image Image Image Image Image Image Image Image Image

Motormag | October 20, 2018

Scroll to top

Top

No Comments

BMW 118i

BMW 118i

Le lifting lui fait du bien

Souvent décriée pour son style fade et son regard de Coker, la Série 1 profite enfin de son restylage de mi-carrière pour se faire tirer les paupières.

Dernière berline compacte à propulsion arrière, la BMW Série 1 a fort à faire pour continuer à lutter avec ses concurrentes Audi A3 et surtout Mercedes Classe A, toute deux des tractions avant. Sa philosophie ? Le plaisir de conduite cher à la marque munichoise. Une chose est sûre, c’est qu’en lançant la deuxième génération de Série 1 en 2011, le style n’avait pas forcément été la préoccupation principale des concepteurs. Si le profile était classique, reprenant celui de la première génération, les boucliers et les phares constituaient ce qui allait faire la personnalité de cette génération. Mais comme ça peut arriver de temps en temps chez BMW, les designers ont complètement raté leur copie. Je sais que le style, le look et la beauté sont des caractéristiques subjectives, mais la majorité s’accordait pour dire que les phares avant de cette Série 1 n’avait rien d’attirant. Ils donnaient même des airs de chien battu à cette compacte dont la raison d’être aurait plutôt été d’aller damer le pion sur route à ses plus sérieuses concurrentes. Il faut dire qu’à l’époque, la Classe A tenait plus de la fourgonnette que de la très agressive compacte qu’elle est devenue un an plus tard. Bref, si la Série 1 était une très bonne voiture, elle souffrait d’une image peu valorisante. C’est justement cela que les designers ont essayé de changer en dessinant la Phase 2 de cette génération.

Capture d’écran 2016-03-18 à 10.25.51

Evidement un restylage ne concerne que de légers détails comme les phares et les boucliers. Mais le regard joue pour au moins 50 % de l’impact visuel d’une voiture. La mission était donc de retrouver un peu de personnalité et d’agressivité. La recette trouvée fût incroyablement simple. Ils ont tout bêtement remplacé les phares étranges de la Phase 1 pour des phares très semblables à ceux d’une Série 5. Alors qu’à l’arrière, les anciens feux carrés minimalistes laissent leur place aux feux en L que l’on retrouve sur toutes les BMW. Les LED sont maintenant de la partie aussi bien à l’avant qu’à l’arrière. Mais changer d’optiques n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît. Leur nouvelle forme induit de nouveaux découpages de boucliers ou de hayon.

A l’avant, la calandre et le bouclier sont différents. Les naseaux sont plus grands et plus imposants, comme c’est devenu le code pour toute la gamme. Le pack M de notre véhicule profite de plus grandes prises d’air au niveau des boucliers. A l’arrière, les nouveaux feux s’étirent sur le hayon, allégeant ainsi une poupe qui était un peu lourde. Pour le reste aucun changement.

Avec ces modifications plutôt importantes pour un restylage, les designers sont parvenus à rendre la Série 1 plus expressive, plus agressive, plus équilibrée, en un mot plus jolie.

A l’intérieur, les modifications sont beaucoup plus discrètes. Le tableau de bord et l’aménagement restent identiques. Seuls quelques matériaux évoluent afin de dégager une meilleure qualité perçue, comme la console centrale laquée noir ou les aérateurs cerclés de chromes.

Les plus grosses évolutions concernent l’équipement de série. BMW surprend en enrichissant l’équipement de base de la Série 1. Dorénavant, la clim auto et le système iDrive “standard” (comprenez avec un petit écran de 6,5 pouces et sans navigation) sont désormais proposés de série, tout comme le détecteur de pression des pneus ainsi que les essuie-glaces et feux automatiques.

La planche de bord évolue très discrètement avec de nouveaux inserts et placages. Le volant M est en option.

La planche de bord évolue très discrètement avec de nouveaux inserts et placages. Le volant M est en option.

Avec son Pack M et ses nombreuses options, notre modèle d’essai disposait d’absolument tout ce qu’on attend d’un véhicule premium. Le magnifique volant M était aussi de la partie, par contre il était surprenant de ne pas trouver de palettes derrière. Mais le meilleur dans tout ça reste la position de conduite. Avec des sièges très maintenants et des réglages aussi nombreux que précis, cette Série 1 offre à son conducteur l’une des meilleures positions de conduite toutes catégories confondues. BMW a même rajouté un petit coussinet pour que le genoux du conducteur puisse reposer confortablement sur la console central. A ce chapitre là, elle explose complètement ses concurrentes. A tel point que même un Mercedes A45 AMG avec ses fauteuils spéciaux fait moins bien. Par contre il faudra composer avec une assise basse. C’est bien pour les sensations de conduites, c’est beaucoup moins bien lorsqu’il faut rentrer à bord de la Série 1, d’autant que ses portes ne sont pas très hautes et en plus étroites à l’arrière. C’est d’ailleurs là le principal défaut de cette Série 1 : l’accès à bord.

Capture d’écran 2016-03-18 à 10.26.16

La multitude de réglages du siège confère à la Série 1 la meilleure position de conduite de sa catégorie.

En ce qui concerne l’habitabilité, la Série 1 est tout à fait accueillante si l’on excepte les grosses poignées de portes arrière qui peuvent gêner les genoux des plus grands passagers. Sinon la longueur aux jambes est des plus honorables et la garde au toit permet de recevoir sans problème des passagers de plus 1,85 mètre. Par contre la géométrie de propulsion induit un tunnel de transmission. Ce dernier prend beaucoup de place dans l’habitacle limitant le confort de la place centrale.

L’habitabilité est très correcte, mais les poignées de portes peuvent gêner les genoux des plus grands et le tunnel de transmission prend un peu trop de place.

L’habitabilité est très correcte, mais les poignées de portes peuvent gêner les genoux des plus grands et le tunnel de
transmission prend un peu trop de place.

Agréable à vivre, la force de la Série 1 réside principalement dans le plaisir de conduite qu’elle délivre. Comme toujours chez BMW, le comportement et les sensations procurées sont une priorité.
La Série 1 est la compacte la plus amusante à conduire. La position à son bord (assise basse) joue déjà un rôle important dans les sensations ressenties, mais elle profite aussi d’une direction ultra précise offrant un feeling incomparable, de suspensions fermes même si elles restent confortables lui procurant une belle stabilité, et enfin de roues arrière motrices pour un comportement joueur et sportif. La stabilité dont fait preuve la Série 1 donne l’impression de conduire une bien plus grosse voiture le poids et le gabarit en moins. Rien ne vient perturber son évolution. Elle est ancrée sur la route et la filtre très bien. On ne change pas une équipe qui gagne… C’est sous le capot que cette nouvelle version évolue.

La Série 1 hérite de nouvelles motorisations dont un 3 cylindres turbo en entrée de gamme sur la 116i déjà vu dans la nouvelle Mini. Notre 118i reçoit un 4 cylindres turbo de 1598 cc développant 136 ch et 220 Nm. Ses prestations sont suffisante quelques soit les conditions. Les performances sont honorables avec un 0 à 100 km/h en 8,7 secondes, mais il manque peut-être un peu de couple à bas régime et de puissance à haut régime pour être véritablement amusante, les versions plus musclées sont là pour ça. Le bloc est associé à l’excellente boîte automatique à 8 rapports ZF. Seul petit bémol, les palettes au volant sont en options. Avec ce moteur, la Série 1 sait se montrer économe lorsque vous conduisez avec le pied léger. Le mode Eco et son stop & start aident parfaitement.

Capture d’écran 2016-03-18 à 10.26.29

La Série 1 transpire des gênes de BMW. Si auparavant il fallait la conduire pour s’en rendre compte, maintenant un coup d’oeil suffit pour en avoir le coeur net !

Plus :

Position de conduite

Plaisir de conduite

 

Moins :

Accès à bord

Place centrale arrière

Submit a Comment

Object moved

Object moved to here.