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Motormag | October 20, 2018

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Le Jaguar sort ses griffes !

Le Jaguar sort ses griffes !
admin
  • On August 23, 2013

Rarement lancement n’aura été aussi attendu. Imaginez que le monde automobile patientait depuis 38 ans pour voir le retour de Jaguar sur le segment des cabriolets (et bientôt coupés) 2 places.

Souvenez vous de la mythique Jaguar Type E de 1961. Considérée par beaucoup comme la plus belle voiture de tous les temps elle disparut en 1975 laissant chez Jaguar la case “cabriolet 2 places” vide. 38 ans plus tard, et sous l’impulsion de Ratan Tata qui a racheté la marque à Ford il y a 5 ans, Jaguar fait un retour fracassant sur ce segment avec une F-Type directement inspirée du mythe des années 60.

Il suffit d’ailleurs de comparer leurs carrosseries pour découvrir de nombreuses similitudes entre les deux belles. Les proportions générales déjà, avec un long capot, un poste de pilotage reculé et un arrière court. Par contre, le gabarit général de la F-Type semble bien plus compact car la ceinture de caisse beaucoup plus haute confère à l’ensemble une impression massive et body-buildée. La F-Type réinterprète le bossage central et les deux prises d’air qui l’entourent du capot de la Type-E de façon moderne et discrète à la fois. On retrouve la calandre ovale vers laquelle convergent toutes les lignes du capot, mais dans une version hypertrophiée et plus trapézoïdale. Comme sur la Type-E, la ligne, tendue, s’arrondit au niveau de la malle, comme pour souligner le passage de roue arrière et donner plus de volume et de matière aux ailes. Enfin, l’arrière tronqué impose une personnalité propre et même si le dessin des feux semble en tout point nouveau, leur forme rectangulaire et étirée ainsi que leur positionnement assez haut est, là aussi, une réinterprétation de ceux qui ornaient la poupe de la Type-E. Enfin, l’échappement des versions V6 et V6S est un hommage à la double sortie centrale de la Type-E.

Si la mythique Type-E était considérée comme l’une, sinon la plus belle des voitures de son temps, la F-Type n’a pas à rougir face à son illustre aïeule. Il s’agit d’une très belle voiture dont la présence visuelle sur la route déclenche l’enthousiasme des gens qui la croisent. Son long capot et ses feux très effilés, font penser sous certains angles à une Mercedes SLS ou à une Aston Martin DBS.

Pour le lancement, Jaguar nous a convié dans le nord de l’Espagne, dans la région montagneuse de Pampelune. Le premier contact avec la F-Type se fit donc à l’aéroport. Les voitures nous attendaient sur le parking, capote fermée, car malheureusement, le printemps espagnol avait des airs d’automne anglais en ce mois de mai. Peu importe, cela nous a permis d’apprécier l’intégration parfaite et la discrétion de la capote qui ne dénature en rien la superbe ligne de la F-Type (et s’ouvre en 12 secondes jusqu’à 50 km/h). En outre, selon la couleur de votre voiture, vous pourrez opter pour différentes teintes de capotes. Une petite subtilité vous surprendra au moment d’ouvrir la portière … il n’y a pas de poignée ! Déverrouillez la voiture à distance et vous la verrez jaillir. Installez-vous, démarrez et elle se rétractera toute seule. Après les aérations et les leviers de vitesse escamotables, Jaguar continue avec ces poignées de portes invisibles. Une bonne idée que nous retrouverons peut-être bientôt sur les autres modèles de la marque.

Malgré son gabarit de voiture de sport, il est très aisé de s’installer à bord de la F-Type. L’assise est basse, mais le seuil de porte suffisamment mince facilite l’accès. En outre, la grande portière dégage une ouverture conséquente. Mon presque 1,90 mètre n’a eu aucun mal à prendre place. Le constat est le même une fois assis dans le baquet. L’espace à bord est généreux pour un cabriolet sportif. L’amplitude et la richesse des réglages permettent de se concocter une position de conduite aux petits oignons.

L’ambiance intérieure n’est pas vraiment originale, et le luxe dépendra de vos choix d’options. S’il est évidemment possible d’opter pour un habitacle entièrement recouvert de cuir, la planche de bord de la version “standard” reçoit une tenture plastifiée résistante à l’eau avec coutures apparentes. Le résultat est correct, mais souffre d’un trop grand nombre de textures différentes. Une plus grande sobriété aurait été la bienvenue. Si la finition n’atteint pas la perfection d’une Porsche, elle se situe largement au niveau d’une Mercedes, par exemple. Très gadget, mais dorénavant marque de fabrique chez Jaguar : les bouches d’aération centrales sont invisibles et ne sortent que si vous utilisez la ventilation. On retrouve l’habituel écran tactile multimédia commun aux Jaguar et aux Land Rover. L’instrumentation sous forme de deux gros compteurs ronds est tout à fait dans l’esprit sportif de la “F”, mais sa lisibilité est gâchée par un choix de typographie grise sur fond gris … Seules les indications en blanc ressortent correctement et du coup vous ne voyez la vitesse graduée que tous les 40 km/h.

Si la rigueur de cet habitacle ne fait pas le moindre doute, un peu plus de folie ou tout au moins de gaieté, aurait été la bienvenue. En ce qui concerne l’équipement, il semblerait que Jaguar se soit mis à l’heure allemande avec un catalogue d’options comme la marque anglaise n’en a jamais connu. Certaines intéressantes, d’autres plus mesquines. En outre, et c’est plutôt une bonne chose, les possibilité de personnalisation sont quasiment infinies. Il sera aisé de se concocter une F-Type unique … à condition d’y mettre le prix … Pour vous amusez, allez faire un tour sur le site internet de Jaguar et configurez la F-Type de vos rêves.

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