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Motormag | August 15, 2018

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Porsche Cayenne GTS

Porsche Cayenne GTS

 

Une dose de piment en plus…

Après le restylage du Cayenne 2, voilà que la version GTS revient revue et corrigée. Plus qu’un simple lifting, le Cayenne GTS évolue aussi en profondeur.

Depuis le lancement du Macan, le Cayenne commençait à faire grise mine. Moins beau et moins perfectionné que son petit frère, il était temps que Porsche se penche sur celui qui a contribué à faire de la marque ce qu’elle est aujourd’hui.

Afin de découvrir ce nouveau Cayenne, c’est une version GTS qui nous a été confiée. Chez Porsche, le sigle GTS évoque la légendaire 904 Carrera GTS de 1963. En 2007, le Cayenne GTS fut la première Porsche de l’époque moderne à ressusciter cet acronyme. Depuis lors, les lettres GTS sont utilisées chez Porsche pour désigner les déclinaisons à la sportivité particulièrement affirmée.

Si depuis 2007, presque toute la gamme a reçu sa déclinaison GTS, il était temps que celui qui avait remis au goût du jour ces trois lettres profite d’une mise à jour.

Voici donc le nouveau Porsche Cayenne GTS prêt à faire voler en éclat tous les préjugés liés aux SUV. On dit d’eux qu’ils sont gros, lourds et patauds, soit à peu près l’exact opposé de ce qu’une voiture sportive devrait être. Et en effet, comparer le Cayenne GTS aux SUV concurrents donne entièrement raison à cet adage. Pourtant, le Cayenne est bien un SUV ? En effet ! Sauf que le Cayenne GTS est l’exception qui confirme la règle. Et quand je dis exception, je veux dire qu’à part le Cayenne GTS, aucun autre gros SUV ne peut prétendre à un tel dynamisme.

Le mot d’ordre est ici sportivité. Mais n’assimilez pas cela à puissance monstrueuse et performances de l’espace. Si c’est ce que vous cherchez, la gamme des Porsche Turbo vous correspondra plus. La sportivité est plutôt une caractéristique chère aux pilotes qui correspond réellement à plus d’efficacité et de sensations de conduite. Une voiture puissante recherche de longues lignes droites pour faire valoir ses performances d’avion de chasse, quand une voiture sportive n’est dans son élément que lorsque la route (ou la piste) devient sinueuse, mettant en avant ses qualités dynamiques d’efficacité et de tenue de route.

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Mais revenons d’abord à son look. Le Cayenne 2, ou devrais-je dire les fans du Cayenne, ont accueilli avec joie son restylage de mi-carrière. En effet, la phase 1 avait perdu en sobriété et souffrait d’un arrière gâché par des feux à la forme aussi mollassonne qu’inesthétique. Bonne nouvelle, c’est la première chose que Porsche a changé. Les nouveaux feux arrière même s’ils conservent une forme similaire sont grandement affinés, ce qui les allège, mais surtout, ils abandonnent leur signature lumineuse pour une nouvelle identité visuelle beaucoup plus moderne. Le feu de position est symbolisé par une fine bande horizontale doublée et les feux de stop s’illuminent désormais au travers de quatre petits traits de LED (deux au-dessus et deux au-dessous de la bande horizontale). En outre, pour se différencier, le GTS adopte des optiques plus sombres que les autres modèles.

L’avant change beaucoup moins, se contentant d’adopter de nouveaux boucliers plus affirmés. Si les phares sont très similaires, les LED présentes dans le bouclier pour faire office de clignotants rappelant la bande horizontale des feux arrière. Elles peuvent être, à tour de rôle, soit clignotant, soit feux de jour. D’autres feux de jour, situés dans les optiques sous la forme de quatre LED qui entourent le phare principal, évoquent la signature visuelle de la 918 Spyder.

En ce qui concerne les boucliers, ils sont plus agressifs avec un dessin plus tranchant et des prises d’air qui semblent plus travaillées dans un souci d’efficacité mécanique.

De profil rien ne change si ce n’est l’apparition du sigle GTS en noir sur les bas de portières avant. Les passages de roue élargis sont toujours là et œuvrent largement à la réussite esthétique du Cayenne GTS.

Dans l’habitacle, l’ambiance est très sportive aussi. Le cuir et l’alcantara recouvrent le moindre centimètre carré visible à l’œil, exceptée la console centrale et les très belles bouches d’aération en aluminium. La finition est du plus haut niveau aussi bien en termes de matériaux que d’assemblage. Seul un détail dérange. Il s’agit des comodos que Porsche utilise derrière le volant pour les clignotants ou les essuie-glace. Si leur aspect visuel semble en décalage avec le reste de l’aménagement, leur utilisation est pire. Leur toucher et leur bruit à l’usage ne correspondent pas à ce que l’on attend d’un habitacle aussi bien fini. Surprenant de la part de Porsche qui continue d’utiliser ces comodos envers et contre tout.

En terme de finition et d’ergonomie cet habitacle atteint des sommets.

En terme de finition et d’ergonomie cet habitacle atteint des sommets.

L’aménagement intérieur fait aussi partie des qualités du Cayenne. Premièrement l’habitabilité. Le Cayenne profite d’un espace généreux et surtout d’une longueur aux jambes à l’arrière vraiment impressionnante. D’autant plus que l’assise de la banquette est coulissante et que son dossier peut s’incliner selon différentes positions. Les poignées de maintien centrales à l’avant ne sont pas là que pour faire joli, elles permettent au passager de s’accrocher ce qui s’avère assez utile au regard des capacités dynamique de ce Cayenne GTS. La position de conduite est évidemment brillante grâce aux magnifiques sièges et au superbe volant issu de la 918 Spyde et que dire de l’instrumentation traditionnelle qui regroupent cinq compteurs ronds… Pour la touche finale, ceux de notre Cayenne GTS adoptaient un fond rouge (en option) en accord avec la sellerie et arboraient fièrement le monogramme GTS.

Porsche a particulièrement soigné l’habitabilité du nouveau Cayenne.

Porsche a particulièrement soigné l’habitabilité du nouveau Cayenne.

En terme d’ergonomie et d’utilisation du système multimédia, Porsche a encore quelques progrès à faire. La question des nombreux boutons a déjà été soulevée maintes fois. On aime ou pas, mais Porsche tient à son concept de “un bouton / une fonction”. Si la console centrale peut paraître chargée et obliger le conducteur à parfois chercher le bon bouton, une fois l’habitude prise, il est vrai que simplement appuyer sur un bouton est parfois plus pratique que de naviguer dans les menus d’un écran tactile… Sauf que Porsche vous demande aussi cela pour tout ce qui concerne le multimédia. De plus les menus de son interface ne sont pas les plus conviviaux qui existent. Si les boutons pour commander aux différents modes de conduite ou à la climatisation ont un sens, le système multimédia, son interface tactile et son ergonomie mériteraient une petite refonte pour plus de facilité d’utilisation.

Evidemment la position de conduite est idéale !

Evidemment la position de conduite est idéale !

Mais si les évolutions esthétiques sont immédiatement visibles à l’œil nu, qu’est-ce que nous réservent les dessous de ce nouveau Cayenne GTS ?

Et bien, rien de moins qu’un tout nouveau moteur ! L’ancien V8 atmosphérique de 420 chevaux laisse sa place à un tout nouveau V6 biturbo 3.6 qui équipe déjà le Macan Turbo. La puissance grimpe donc maintenant à 440 chevaux et le couple passe de 515 à 600 Nm. Tout ça bénéficie bien sûr aux performances (d’autant que le poids est aussi légèrement en baisse) avec un 0 à 100 km/h réalisé en 5,1 secondes (avec le mode Sport Plus) et une vitesse maximale de 262 km/h. Plus performant, il est aussi moins gourmand avec presque 1 litre consommé de moins au 100 km et pollue moins avec des émissions réduites.

En pratique, ce moteur offre une belle disponibilité. Dès les plus bas régimes, la puissance et le couple vous catapultent sans la moindre latence. La réactivité est excellente et la boîte Tiptronic S à 8 rapports transmet le couple aux quatre roues de manière très douce, tout en s’adaptant à votre façon de conduire en temps réel. Ce changement ne semble avoir alors que des avantages. Presque ! Son seul défaut n’en serait même pas un dans un SUV moins sportif. Il s’agit de la sonorité mécanique. Perdre 2 cylindres et passer de l’atmosphérique au compressé a forcément des conséquences sur la sonorité d’un moteur, aussi bien sous le capot qu’à l’échappement. Pourtant Porsche a pourvu son Cayenne GTS d’un échappement actif qui n’y change malheureusement pas grand chose. Si la sonorité de ce V6 Biturbo semble agréable, même quelque peu étouffée, et conviendrait parfaitement à n’importe quel SUV, elle manque de présence pour un modèle aussi sportif qu’un GTS surtout en passant après un V8 atmosphérique particulièrement expressif.

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Au niveau de l’utilisation et par rapport à l’ancien GTS, le passage à une motorisation suralimentée se traduit par plus de souplesse à bas régime mais aussi par un peu moins d’allonge dans les tours. Moins rageur mais plus rempli serait un bon résumé des caractéristiques de ce nouveau moteur. Si les sensations semblent plus civilisées, l’efficacité et les performances font un bon en avant.

En bon GTS, ce Cayenne reçoit des trains roulants et un châssis largement optimisés pour un plaisir de conduite et une efficacité de haut niveau. Avec les aides à la conduite Porsche ; comme le très évolué PASM (Porsche Active Suspension Management) qui adapte les caractéristiques des suspensions en fonction des conditions routières et du type de pilotage, ou encore le PSM (Porsche Stability Management) qui regroupe des béquilles électroniques comme l’ABS ou l’EDC (un contrôle de traction) pour offrir un comportement et des réactions encore plus saines, prévisibles et contrôlables ; le Cayenne GTS se pose comme la référence incontestée, toute catégories de SUV confondues, en termes de tenue de route, d’efficacité et de plaisir de conduite.

Jamais un train avant de SUV ne s’est révélé aussi incisif. Même dans les virages les plus serrés, le Cayenne GTS enroule sans le moindre sous-virage. En fait plus la route est sinueuse, plus son avantage sur la concurrence en termes de comportement est flagrant. Au volant, la direction ne laisserait jamais penser que vous êtes en train de piloter un SUV de plus de 2 tonnes. Elle reste douce tout en conservant un retour d’information et une consistance dignes des meilleures sportives. La réussite est d’autant plus grande que, contrairement à certains, le Cayenne GTS sais aussi rester très civilisé et confortable.
Ceux qui ne jurent que par le 0 à 100 km/h et la vitesse maximale en ligne droite ne pourront jamais comprendre l’apport du Cayenne GTS dans une catégorie comme celle des SUV. Par contre les vrais pilotes, ceux qui commencent à s’amuser uniquement lorsque la route se met à tourner, tomberont littéralement amoureux de ce fantastique SUV sportif dans lequel la technologie et l’expérience de Porsche en matière de pilotage font des merveilles.

Jamais SUV n’a procuré un tel plaisir de conduite. Il n’est certainement pas le plus puissant, ni le plus exubérant, mais il est de loin le plus efficace et le plus amusant à conduire. Un véritable concentré du savoir-faire de Porsche !

Plus :
Efficacité pour un SUV
Plaisir de conduite
Habitabilité

Moins :
Sonorité
Tarif musclé

Fiche technique Porsche Cayenne GTS

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